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Affaire Zakaria Moumni : Les plaintes du Maroc irrecevable en France

Les trois plaintes pour diffamation déposées par le Maroc en France contre Zakaria Moumni ont été qualifiées d’irrecevables par la Cour de cassation.

Le feuilleton Zakaria Moumni est encore appelé à perdurer. Le Maroc s’est, en effet, vu notifier par la Cous de Cassation française qu’un état étranger qui estime être victime de diffamation publique ne peut engager de poursuites devant la justice française. Cette décision de la plus haute juridiction de l'ordre judiciaire, qui s'était réunie en formation plénière, la plus solennelle, fera désormais jurisprudence. Elle permettra de débouter les Etats requérants dès le stade de la plainte ou de la saisine d'un juge.

Le Maroc avait déposé trois recours, après qu'une série de ses plaintes en diffamation, entre 2015 et 2018, ont été déclarées irrecevables. Ces plaintes visaient notamment des journalistes français et Zakaria Moumni, qui avait porté plainte en France pour torture contre le patron du contre-espionnage marocain, une affaire qui avait nourri une brouille diplomatique entre Paris et Rabat.

L'article 32 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse réprime « la diffamation commise envers les particulier ». Mais le royaume ne pouvant « être assimilé à un particulier au sens de ce texte », il ne lui est pas permis « d'engager une poursuite en diffamation sur le fondement de cette loi », a jugé la Cour de cassation. Pour les mêmes raisons, la justice française avait jugé irrecevable une plainte de l'Azerbaïdjan contre des journalistes français qui avaient qualifié cet État de "dictature" et son dirigeant de "despote".

 

 


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