Akhannouch communique autour du bio


LABELS ET MODE DE PRODUCTION


Depuis le 5 décembre 2018, le département de l’Agriculture mène une campagne de communication sur les labels de qualité indications géographiques et mode de production biologique.

Encore chers et rares, les produits bio au Maroc sont encore considérés comme un luxe. Depuis le lancement du Plan Maroc Vert, le ministre de l’agriculture, Aziz Akhannouch, a voulu insuffler une dynamique durable à cette filière de l’agriculture. Et depuis le 5 décembre 2018, le ministre a lancé une campagne de communication, à travers des spots télé et radio, sur les labels de qualité indications géographiques et le mode de production biologique. La campagne révèle principalement une série de nouveaux produits labellisés. Au total, 62 produits ont été labellisés. De 2017 à décembre 2018, 9 nouveaux produits sont introduits. Il s’agit des feuilles séchées du romarin de l’Oriental labellisées indication géographique protégée (IGP), le miel de romarin de l’Oriental, auquel a été attribué le label indication géographique, au même titre que le miel d’euphorbe de Souss-Massa, les dattes Bousthammi noires de Draa, le piment fort Zenatya, les huiles d’olive d’Amizmiz, Dir Béni Mellal et de Lemta (Fès), auxquels s’ajoutent l’eau de rose de Kelâat M’gouna- Dadès et les olives noires ridées.

Le principe de la labellisation a été adopté dans le cadre du Plan Maroc Vert et repose sur deux textes de loi. A ce jour, 50 produits ont été labellisés indications géographiques, six appellations d’origine et six labels agricoles. Ces distinctions concernent essentiellement les huiles d’olive et d’argan, les fruits frais et secs (clémentine, pomme, grenade, dattes, amandes), les plantes aromatiques et médicinales (PAM) et leurs dérivés (romarin, rose, safran) ainsi que les produits d’origine animale (miel, fromage, viandes rouges et volaille). La majorité des produits agricoles biologiques sont destinés à l’exportation. Les exportations sont passées de 7.230 tonnes en 2006/2007 à 13.000 en 2014/2015. Les principaux marchés de destination à l’export sont essentiellement ceux de l’Union Européenne, notamment la France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la Grande Bretagne mais aussi les USA (Huile d’argan notamment).

Contrat-programme
Sur le marché intérieur, on constate l’émergence des magasins spécialisés tels La Vie Claire, Naturia Bioshop, Carrefour Diététique... Les acteurs de la filière -producteurs et les transformateurs, exportateurs, organismes de contrôle et de certification, fournisseurs d’intrants biologiques et compostes…- se regroupent sous la coupole de l’Association Marocaine de la Filière des Productions Biologiques (A.MA.BIO).

Les agriculteurs et les entreprises certifient leurs produits auprès d’EcoCert Maroc, Veritas Maroc, Lacon Maroc ou l’Institut Méditerranéen de Certification. Dans le cadre du Plan Maroc Vert, un contrat programme d’un montant de 1,12 milliard de dirhams a été signé en 2011 en vue d’améliorer la productivité de la filière biologique et sa compétitivité sur les marchés national et international. Des ambitions qui se heurtent à quelques obstacles tels l’insuffisance en matière de programmes de recherche et développement et le manque d’un cadre législatif réglementant la production Bio au Maroc ainsi que le manque de contrôle et de suivi du processus de production pour inciter à la consommation et regagner ainsi la confiance des consommateurs marocains.

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