Avocat de l'ingénieur marocain détenu au Gabon : "Rachid n'a rien à voir avec la cyberattaque de la BGFI"

Rachid Kourss © ph:DR

Depuis février 2017, l'ingénieur marocain Rachid Kourss est incarcéré à la prison centrale de la capitale du Gabon, Libreville, dans le cadre de l'affaire de la cyberattaque qu'avait essuyé le même mois la Banque gabonaise et française internationale (BGFI). Contacté par nos soins, son avocat, Me Albert Bikalou, nous a livré le témoignage suivant :

"Pour revenir sur le sujet de Rachid Kourss, je peux vous dire qu'il s'est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment."
En effet, comme vous le savez sans doute, il était en mission depuis le 10 janvier 2017 chez BGFI Bank pour le compte de son employeur, la société Paylogic, lorsqu'un incident portant fraude massive à la carte prépayée est intervenu du 5 au 6 février 2017 laquelle a occasionné une perte de près de 1.800.000.000 de francs CFA.
Pour la banque victime, les premiers soupçons ne pouvaient qu'être portés sur tous les agents du service monétique et informatique en activité au sein de la banque y compris les collaborateurs occasionnels comme Rachid.

Invité à déférer devant la police judiciaire saisie pour enquête, il a été gardé à vue bien au-delà des délais légaux, puis présenté au parquet de la République, il a été inculpé pour association de malfaiteurs et de complicité passive de vol aggravé et placé sous mandat de dépôt depuis le 20 février 2017 par le juge en charge de l'instruction de cette affaire suite à l'ouverture d'une information.

Depuis lors, rien n'a bougé chez ledit juge, en dépit des sollicitations manifestées pour l'amener à poser les actes de procédure requis pour parvenir à la manifestation de la vérité et partant, nous permettre de prouver que Rachid n'a rien à voir avec cette affaire au regard des moyens déployés par lui pour débusquer les cartes et moyens utilisés pour réaliser la fraude dont il s'agit.
Autrement dit, il se serait agi de démontrer qu'il ne pouvait pas être complice des braqueurs de la banque et investir son ingéniosité pour empêcher que la banque perde bien plus que la somme enregistrée.

L'examen du dossier nous conforte dans cette idée qu'il n'a rien fait qui puisse le maintenir en détention.
En tout cas, aucune démonstration contraire ne s'y trouve consignée.
C'est pourquoi, nous préconisons de déposer une demande de liberté provisoire avec l'espérance qu'il lui sera permis de déférer libre à toutes les convocations qui lui seront adressées.

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