Casablanca et Rabat, villes les plus chères du Maghreb

Enquête sur le coût de la vie pour les expatriés

Casablanca et Rabat sont les deux villes les plus chères du Maghreb selon l’étude du cabinet Mercer sur le cout de la vie pour les expatriés.

S’expatrier dans une ville étrangère peut coûter cher ou à contrario être bénéfique pour ses finances et notamment en Afrique du Nord. La 25ème édition du rapport réalisé par Mercer sur le coût de la vie place effectivement Casablanca à la 128ème place entre Athènes (Grèce) et Bratislava (Slovaquie) et reste stable par rapport à 2018. Dans ce classement comptabilisant 209 villes du monde, Rabat n’arrive qu’en 160ème position (-6 places) devant Le Caire (166ème; +22), Alger (184ème; +11) et Tunis qui ferme la marche (209ème; -1).

Les villes marocaines sont donc les plus onéreuses de la région. Tel Aviv, classée 15ème ville mondiale, est la ville orientale la plus chère pour les expatriés. Elle est suivie par Dubaï (21ème), Abu Dhabi (33ème) et Riyad (35ème).

Attractivité pour les entreprises
En Afrique, N’Djamena, au Tchad, se situe très haut dans le classement, en figurant en 11ème position. Elle reste ainsi la ville d’Afrique la plus chère pour les expatriés. La capitale tchadienne est suivie de près par Victoria, aux Iles Seychelles (14ème) et Kinshasa, en République démocratique du Congo, qui se classe cette année 22ème et gagne ainsi quinze places.

Libreville, au Gabon, arrive; quant à elle; 24ème et perd six places. Le cabinet de conseil en ressources humaines, présent dans plus de 130 pays à travers le monde, a comparé les prix de 200 produits et services comme les transports, les produits alimentaires, en passant par les vêtements, les articles ménagers, les activités culturelles, les loisirs et le coût des frais de location d’un logement pour dévoiler mercredi 26 juin un classement des 209 villes les moins bon marché pour les travailleurs étrangers. «Le coût de la vie est une composante importante de l’attractivité d’une ville pour les entreprises», souligne Yvonne Traber, directrice des solutions produit de mobilité internationale chez Mercer. Autres éléments qui entrent en ligne de compte et qui permettent aux grands groupes de prendre une décision quant au choix de la ville où déployer ses employés expatriés, les fluctuations monétaires, l’inflation des biens et des services et la volatilité des prix des logements.

Ainsi, plus de 500 villes dans le monde ont été passées au crible au mois de mars 2019 et le classement en inclut 209 pour le plus grand plaisir des grandes entreprises multinationale qui sont 65% à travers le monde, tous secteurs d’activités confondus, à déployer des programmes de mobilité internationale. «Les décisionnaires comprennent de plus en plus que la mondialisation met les villes au défi d’informer, d’innover et de se mesurer entre elles pour proposer le type d’environnement qui attire à la fois les personnes et les investissements, éléments-clés de l’avenir d’une ville», explique Yvonne Traber.

A noter que pour la deuxième année consécutive, c’est Hong Kong qui emporte la palme de la ville la plus chère au monde pour les expatriés, devant Tokyo et Singapour. L’étude révèle par ailleurs que dans le top ten des villes les plus chères au monde pour les expatriés, huit d’entre elles sont asiatiques. «Un résultat lié au prix élevé des biens de consommation destinés aux expatriés et à un marché de l’immobilier particulièrement dynamique», explique-t-on dans l'étude.


Laisser un commentaire