Casablanca, la ville de toutes les pollutions

Une métropole où il ne fait pas bon vivre

Alors que le Maroc se positionne comme un des champions mondiaux du développement durable, Casablanca reste l’un des gros points noirs en matière d’environnement.

La santé et l'environnement sont au centre des objectifs de développement durable (ODD), le nouveau programme de développement à l'horizon 2030. Dans ce nouveau scénario, le Maroc a clairement indiqué son intention de réaliser ces objectifs et a reconnu que la pollution de l'air et l'amélioration de l'accès à l'eau, à l'assainissement et à l'hygiène étaient des problèmes clés. Cependant, il semblerait que la ville de Casablanca résiste encore au développement durable. Les habitants de la capitale économique du Royaume vivent un véritable cauchemar et voient leur qualité de vie se détériorer de jour en jour entre pollution de l’air, bruit des klaxons, décharges improvisées, mauvaise gestion des déchets…

Douloureuses conséquences
Tout cela a des répercussions sur la santé de nos concitoyens. La mortalité connaît une augmentation brute de 2%. Les consultations pour asthme, bronchites et autres conjonctivites aussi. Dans certaines zones où la pollution atteint son summum, ce chiffre est majoré jusqu’à atteindre 9%. Sur 2.200 décès liés à la pollution de l’air en 2014, près de la moitié (47%) sont concentrés à Casablanca, suivie de Marrakech et Tanger. L’exemple le plus frappant est sans conteste les quartiers industriels de Casablanca, Aïn Sebaâ et Sidi Bernoussi. La population locale se voit imposer chaque jour un cocktail de produits nocifs composé d’oxyde d’azote, d’ozone, de dioxyde de soufre, de particules acides, de gaz irritants, d’ammoniaque, ... Ces produits toxiques sont présents dans son quotidien et en grande quantité.

Si les industriels contribuent fortement à la dégradation de l’air, les Casablancais ont aussi leur part de responsabilité. Sous l’effet d’un parc de véhicules souvent ancien et très polluant, la pollution augmente également, d’autant plus que 80% de ces véhicules fonctionnent au diesel, avec un effet cancérigène prouvé par les experts du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). A la pollution de l’air respiré par les Casablancais, s’ajoute la pollution de l’eau. Les eaux de surface de la région présentent une qualité généralement dégradée. Les eaux usées polluent à la fois les nappes phréatiques, les cours d’eau en surface et le littoral.

En effet, plus de 438.350 m3 d’eaux usées non traitées sont déversées quotidiennement sur le territoire Casa-Settat. Une infime portion (13%) transite par les stations de prétraitement.

A la pollution de l’air, la pollution de l’eau et celle de la nappe phréatique, s’ajoute un quatrième mal, celui de la mauvaise gestion des déchets. Les décharges sauvages sont responsables de problèmes environnementaux notoires. En l’absence d’une véritable politique pour le traitement de ces déchets, les risques sont énormes. Ces différents types de pollution affectent douloureusement la région de Casablanca et pénalisent lourdement les millions d’habitants de la métropole. Il y a là tous les ingrédients pour attraper des maladies pulmonaires, respiratoires, cardiovasculaires et gastriques. Il reste encore beaucoup à faire pour atteindre les objectifs de développement durable.


1 commentaire

  • rocco l'enculeur

    16 Juillet 2019

    il faut mettre que c est les élus du pjd qui sont responsables pour donner de l'intêret à votre article et faire encore plus courbette a votre makhzen! Aussi le maroc champion du developpement durable!!!!????? votre mythomanie n'a d'égal que votre schyzophérinie !!

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