Des chantiers tous azimuts

Tanger Med, LGV, Nador West Med, Kénitra Free Zone...

Depuis l’accession du Roi Mohammed VI au trône, le Maroc a pris des mesures importantes pour la libéralisation de son économie. Le règne de Mohammed VI a été aussi marqué par des grands chantiers structurants: autoroutes, ports, LGV...

Constat implacable: Les années de règne du Roi Mohammed VI ont vu le déploiement d’un important réseau d’infrastructures: ports, autoroutes, ponts, chemins de fer, zones industrielles… Le but étant de mettre en oeuvre la volonté du Souverain de doter le pays d’infrastructures et de superstructures à même d'en faire un hub économique régional.

Mais il serait injuste de ne pas évoquer que l’ère Mohammed VI a placé le Maroc parmi les pays les plus en vue en matière de prise de conscience de la préservation de l’environnement, de la biodiversité et de l’emploi des énergies renouvelables pour un développement durable. Déjà en 2009, en chef d’Etat convaincu dont la fibre environnementale est certaine, le Roi Mohammed VI avait donné le ton en lançant un chantier majestueux, la Stratégie énergétique avec cinq grands plans: le programme intégré de l'énergie éolienne, le plan solaire marocain, le programme solaire photovoltaïque, les chantiers de production hydroélectrique et le programme national d'efficacité énergétique.

Transition énergétique
Le Royaume a pris ainsi un virage décisif en matière d’intégration des énergies renouvelables dans l’économie nationale. En sus des stations hydrauliques et éoliennes existantes, l’énergie solaire est devenue la principale énergie renouvelable du Maroc grâce aux projets de stations solaires, dont la centrale Noor. L’objectif de cette politique est de couvrir, à l'horizon 2030, 52% des besoins énergétiques du pays. Incontestablement, le Royaume est leader africain en matière d’énergies renouvelables et est même l’un des leaders mondiaux.

Ce positionnement a été doublé d’un autre, sur le plan économique. Le règne de Mohammed VI est aussi celui d’une véritable ouverture de l'économie marocaine. Il est vrai qu’une politique de libéralisation économique a été entamée depuis mi-1980, consacrant l’insertion du Maroc dans les courants d’échanges et d’investissements internationaux comme choix stratégique irrévocable, avec adhésion du Maroc au GATT en 1987, devenu membre fondateur de l’OMC en 1994 (Traité de Marrakech), mais le règne de Mohammed VI a été marqué par la signature de 56 accords de libreéchange: avec l’Union européenne, qui a évolué vers un Accord Global et Complet dans le cadre du statut avancé favorisant une convergence par rapport à l’acquis communautaire; puis avec les-Etats Unis d’Amérique, la Turquie, l’accord d’Agadir (Maroc-Tunisie, Egypte, Jordanie), créant un espace sous-régional à grand potentiel et développement des relations commerciales avec des regroupement régionaux en Afrique: Union Economique et Monétaire Ouest-Africain (UEMOA) et la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC).

Pour attirer les investisseurs étrangers, il a fallu édifier des infrastructures qui renforcent l’attractivité économique du pays, forte de sa stabilité politique. L’un des grands chantiers royaux, ce sont les grandes infrastructures et superstructures. Le complexe portuaire Tanger Med, comprenant les ports Tanger Med I et Tanger Med II, est le plus grand port d’Afrique, symbole du renouveau économique

du Royaume. Grâce à cette superstructure, le Maroc est devenu une plaque tournante en Afrique en matière d’industrie automobile notamment. Après l’usine de Renault à Tanger, et celle de PSA à Kenitra, le pays s’apprête à accueillir le chinois BYD, spécialiste du véhicule électrique. De nombreuses usines sont construites ou en cours de construction dans plusieurs régions du Royaume, notamment dans la Free zone de Kénitra, symbole aussi du renouveau économique. A lui seul, le port de Tanger Med a été en mesure d'améliorer fortement la connectivité maritime du Maroc en 6 ans. La ligne LGV Tanger-Casablanca a grandement accéléré la connectivité logistique de ce pôle économique majeur. Après son inauguration le 15 novembre 2018 par le roi Mohammed VI et le président français Emmanuel Macron, plus d'un million de passagers ont fait l'expérience de ce train hyper rapide, en mai 2019. Cette infrastructure, première du genre en Afrique, qui a mobilisé un investissement de 23 milliards de dirhams, a été un argument concluant pour l’implantation du constructeur automobile PSA à Kénitra. L’autre grand chantier royal en cours, Nador West Med, devrait voir le jour en 2021 dans la baie de Betoya, après cinq ans de travaux. Ce futur port international va venir s'ajouter à Tanger Med sur la façade méditerranéenne du pays.

Couverture routière
Par ailleurs, le réseau routier marocain totalise une longueur de plus de 57.000 km, dont 43.000 km revêtus (76%) et 14.000 km aménagés ou à l'état de pistes (26%). Une couverture routière qui s'est fortement densifiée pendant les 20 dernières années, notamment grâce au Programme national des routes rurales, qui a fortement contribué à désenclaver les zones reculées du Maroc. Les autoroutes, pour leur part, sont étendues sur 1.800 km et jouent un rôle clé dans le développement du pays, faisant que 60% de la population sont directement reliés à ce réseau et 85% résident à moins d'une heure d'une autoroute.

L’intérêt et le suivi royaux de l’évolution de plusieurs villes, notamment Casablanca et Rabat, a permis à ces deux villes de se métamorphoser au cours des vingt dernières années. Capitales administrative et économique du Maroc, Rabat et Casablanca respectivement, ont été dotées d'un réseau de tramway, en constante extension. Mais aussi de ponts à haubans, trémies et élargissement de voies... Les villes de Marrakech et de Tanger ont également été l'objet d'une attention royale particulière. Des chantiers initiés par le Roi et suivis personnellement de très près à chaque visite royale à l’une de ces villes.


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