Crise de l'immobilier: Un secteur en mal de relance

Avec plus d’un million d’emplois, le secteur de l’immobilier, deuxième pourvoyeur d’emplois au Royaume, attend sa relance.

Le cycle baissier du marché immobilier entame sa quatrième année successive sans que les opérateurs du secteur soient en mesure de voir le bout du tunnel. Les symptômes de cette crise qui dure sont plus qu’évidents : un stock d’invendus couplé à un ralentissement des transactions, sans oublier la double  rareté  du foncier et du financement. Résultat : baisse des mises en chantier pour cause, notamment de baisse de visibilité. Cette baisse de la production du bâti est entretenue et aggravée par une crise du coté de la demande. En effet, les ménages censés bénéficier de cette offre ne sont plus en mesure de lever les fonds auprès des banques. En manque de pouvoir d’achat, elles ne peuvent faire face à l’acquisition de logements en puisant uniquement dans leur épargne personnelle. Et ce, à un moment où le besoin de logement se fait de plus en plus sentir, non seulement pour les couches populaires mais aussi pour les classes moyennes. Classes moyennes qui sont en quête d’au moins de 240.000 unités pour des logements variant entre 400 000 et 950 000 dirhams. Classes moyennes qui cherchent inlassablement plus de 480 000 unités pour des surfaces qui oscillent entre 80 et 150 mètres carrés.

Si certains professionnels du secteur invoquent la sur-taxation du secteur, d’autres n’en sont pas moins convaincus  que ce n’est que du coté de la demande que la relance peut venir. Pour Rachid Khayatey, vice-président de la Fédération Nationale des Promoteurs Immobiliers (FNPI), « en plus de l’insolvabilité des ménages ,la crise de la demande repose sur  deux  autres facteurs  non moins importants que sont l’attentisme et la quête d’opportunités ainsi que la perte de confiance entre acquéreurs et promoteurs ».   Pour Khayatey, les promoteurs se plaignent le plus souvent des taxes touchant la conservation foncière ou celles des régies, taxes qui sont devenues, dit-il, égales aux coûts des travaux. Mais, il estime  n’en pas moins que la crise n’est pas une crise d’offre, de terrains ou de surproduction. Les autres blocages sur lesquels insistent les promoteurs se trouvent non seulement du coté des autorisations, mais aussi du secteur bancaire qui tourne actuellement le dos aux acquéreurs et aux promoteurs. S’ajoutent à tous ces facteurs, les lenteurs administratives, la stagnation au niveau de l’octroi des terrains…. Le tout dans le cadre d’un marché où les prix sont arrivés aux plus bas niveaux et ne peuvent baisser plus. C’est ce qui pousse les promoteurs à proposer une relance par la demande. Une demande qui ne suit pas en raison de la baisse du pouvoir d’achat.

Or, jusqu’ici, aucune mesure n’est venue, du coté des pouvoirs publics pour redynamiser le secteur. La loi de finances 2019 n’a aucunement répondu ni aux attentes des promoteurs ni à celles des acquéreurs, notamment en instaurant de nouvelles incitations au profit des ménages.


1 commentaire

  • khalid moumni

    28 Juillet 2019

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