QUAND LA CULTURE START-UP ENVAHIT TOUT

LES GRANDS GROUPES N’AURONT D’AUTRE CHOIX QUE DE S’ADAPTER À LA RÉVOLUTION NUMÉRIQUE.

Pour survivre, les entreprises vont essayer de ressembler à des start-ups. Le graal, ce sera l’agilité. L’entreprise de demain sera un groupement d’intérêts économiques, un consortium de petites boîtes qui travailleront ensemble, suivant une stratégie repensée en temps réel. Protéiforme, l’entreprise sera ouverte et même fluctuante, changeant de périmètre et se réinventant au gré des évolutions des marchés. Ajoutez-y une pincée de nouvelles technologies et cette tendance lourde révolutionne la notion même d’entreprise, notamment dans les pays post-industrialisés, déjà très avancés.

Tôt ou tard cette tendance atteindra Le Maroc, qui ne sera pas épargné. Certes l’évolution de l’écosystème start-up reste encore lente chez nous. Ceci n’empêche pas les pouvoirs publics ainsi que certaines institutions appartenant au monde économique et financier, à l’instar de la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG), de vouloir faire émerger des start-ups de dimension mondiale, à partir du Maroc.

Ainsi, côté Gouvernement, tout un chapitre de la future charte d’investissement est consacré aux start-ups. Pour une partie des responsables gouvernementaux, «c’est l’entreprenariat qui sauvera le Maroc». Encore faut-il donner aux jeunes les outils pour entreprendre. C’est à ce prix que le nouveau modèle de développement peut émerger. Côté monde économique et financier, la branche investissement du groupe (CDG Invest) vient de lancer la première promotion de son programme d’accélération 212 Founders. Soit la mise en place d’un véritable écosystème de pas moins de 20 start-up que la CDG va accompagner tout au long des phases de financement, d’amorçage et d’accélération. Le programme de la CDG vient, ainsi, compléter les initiatives nationales et renforcer le dispositif existant, notamment Innov Invest de la Caisse Centrale de Garantie (CCG), ou encore garantir un impact structurant sur l’écosystème en nouant des relations fortes avec l’ensemble des acteurs: incubateurs, fonds d’investissement, écoles et universités, centres de recherche, initiatives publiques…

Côté système financier, toutes les banques de la place essaient, chacune à sa manière, de donner à des porteurs de projets originaux et ambitieux de start-ups (économie verte, énergies renouvelables, …) les moyens techniques et financiers de les concrétiser. Enfin, côté système économique productif, le groupe Office Chérifien des Phosphates (OCP) qui, tout en s’engageant résolument dans une véritable stratégie d’innovation, n’en continue pas moins de développer tout un écosystème de savoir qui met l’accent, entre autres, sur l’incubation d’activités économiques, dans des domaines aussi variés que le développement durable, l’industrie minière et les sciences agricoles.

Dorénavant, pour survivre, les grands groupes économiques et financiers n’auront d’autre choix que de se réinventer en petites structures plus créatives pour mieux s’adapter à un environnement économique en pleine révolution numérique. Révolution qui entraîne une transformation complète du travail, de la société, du monde


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