Dar Al-Maghrib de Montréal s'érige en acteur agissant de la diplomatie culturelle

«Enracinement sans déracinement», telle est la devise combien évocatrice d'une dynamique d'échange interculturel au-delà des frontières, dont peut se targuer le centre marocain Dar Al-Maghrib de Montréal qui vient de souffler sa 7ème bougie.




Ce jeune établissement parvient, selon les observateurs, à se faire une place dans l'agenda socio-culturel de la métropole canadienne, non seulement par son statut de porte-voix de la culture marocaine, mais aussi par sa capacité à faire entendre la voix de l'art et de la création de tous horizons.




"Depuis son inauguration en juin 2012 par SAR la Princesse Lalla Hasna conformément aux orientations de SM le Roi Mohammed VI, Dar Al Maghrib ne cesse de contribuer activement, en cohérence avec les intérêts du Maroc en matière d'action culturelle étrangère, au rayonnement de notre pays, de son patrimoine et sa culture au Canada, à travers la mise en œuvre d’une panoplie d’activités et d’actions", a déclaré à la MAP le directeur du centre, Jaâfar Debbagh.




Un des moments forts de son expérience, le centre culturel a été choisi en 2018 par l’Institut national de la recherche scientifique du Québec comme étant un modèle influent en matière de diplomatie culturelle institutionnelle au Québec.




"Cette reconnaissance ainsi que nos réalisations des dernières années nous donnent un bel élan pour amorcer les années à venir sous le signe du dynamisme culturel", a estimé M. Debbagh.




Sous cet angle, a-t-il dit, le centre s’engage à mettre au premier rang de son plan stratégique, deux grandes priorités centrées sur la promotion de l’échange culturel entre les jeunes du Maroc et ceux du Canada et l’exploration de nouvelles façons de rassembler les jeunes canadiens d’origine marocaine, les fidéliser et les rapprocher davantage de leur pays d’origine.




L'institution culturelle a concocté à cet égard nombre de projets d’envergure visant principalement la promotion du cinéma, des cultures amazighe et juive ainsi que du modèle singulier du Maroc en matière de tolérance et de vivre-ensemble.




En outre, M. Debbarh a évoqué la politique d’ouverture du centre sur les communautés africaines représentées dans le pays nord-américain, dans le droit fil de l’orientation africaine du Maroc.




"Cette ouverture témoigne des relations étroites et amicales que le Royaume entretient avec les pays frères africains", a fait observer le directeur du centre.




Et c'est dans cet esprit-là que Dar Al Maghrib n’a cessé, tout au long des trois dernières années, de collaborer avec les communautés d'Afrique avec à la clé une multitude d’évènements conjoints en vue de promouvoir et de faire valoir les liens, les cultures réciproques et la richesse du continent.




Les Journées culturelles africaines, le partenariat avec le Festival de cinéma "Vues d’Afrique", les Journées des Tidjanes, la contribution d'artistes et d'intellectuels africains à ses différentes activités ainsi que l’hébergement d’une multitude d’expositions, de conférences et de manifestations organisées par les communautés africaines, sont autant d'exemples concrets d’activités de Dar Al-Maghrib dédiées au continent africain, son histoire et sa culture. L'accent est spécialement mis sur la contribution des communautés africaines à la promotion du vivre-ensemble harmonieux au Québec et dans les autres provinces du Canada, a-t-il dit.




"À travers ces initiatives et ces partenariats, le centre, devenu un endroit attrayant pour ces communautés, œuvre sans relâche pour contribuer à créer une dynamique vertueuse et à valoriser notre culture africaine", a-t-il noté.




Considéré comme un projet novateur et un véritable moteur culturel et social, Dar Al Maghrib s'impose depuis sa création surtout comme un lieu de rassemblement pour la communauté marocaine établie au Canada.




Pour ce faire, le centre s’emploie à promouvoir la culture et la littérature marocaines, contribuer à des échanges culturels entre les concitoyens marocains du Canada et des partenaires étrangers et d’autres communautés basées au Canada, en plus de permettre aux artistes et intellectuels marocains de rencontrer le public canadien.




Le rôle central qu'il joue auprès des enfants et des jeunes s'illustre par toute une myriade d’activités culturelles et artistiques initiées dans l'optique, indique-t-on, de favoriser leur enrichissement culturel et de forger leur identité et développer chez eux un sentiment d’appartenance au pays d’origine, se basant sur une approche pour "l’enracinement sans déracinement".




D'après des statistiques des trois dernières années, depuis sa réouverture en avril 2016, le centre compte à son actif 1.280 prestations et activités de toutes sortes touchant plus de 390.000 personnes, constituées majoritairement de ressortissants marocains, alors que 1162 enfants ont pris part aux ateliers thématiques axés sur la promotion de la langue arabe et la culture marocaine.




Dans un souci d'ancrage de la politique de proximité prônée par l'établissement, plusieurs villes canadiennes ont été ciblées durant les dernières années par les évènements organisés, particulièrement Québec, Ottawa, Toronto, Drummondville, Granby, Saint-Jean sur Richelieu.




Soucieux de consolider sa présence sur la scène culturelle canadienne, Dar Al Maghrib s’est peu à peu associé à une dizaine de festivals artistiques, culturels et cinématographiques réputés. L' ambition est d'assurer la promotion et le rayonnement du Maroc sous toutes ses facettes.


Laisser un commentaire