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Décès de Abderrahmane Achour, ancien directeur de la radio nationale



Abderrahmane Achour, ancien directeur de la radio marocaine, est mort jeudi 14 février 2019, à l’âge de 67 ans, à Rabat, des suites d’une maladie. C’était un homme toujours souriant, serviable et au verbe facile qui nous a ainsi a quitté au moment où l’on s’y attendait le moins. Et pour cause, ce même jeudi, il était attendu au Salon international de l’édition et du livre de Casablanca (SIEL) pour une cérémonie de signature de son livre Rajoul Solta Bi Al Idaâ (Un agent d’autorité à la radio), paru en 2018 et dans lequel il raconte ses dix sept ans (1986-2003) passés à la tête de la radio nationale, sise rue Brihi à Rabat.

Né à Jerada dans l’Oriental, en 1952, Abderrahmane Achour a poursuivi des études de sciences politiques à Paris. Il rentre au pays au début des années 70. En pleine préparatifs de la marche verte en 1975, M. Achiur est recruté par le ministère de l’Intérieur. Son chef hiérarchique est un grand amateur des lettres et des arts, feu Abdeslam Ziadi le prend en charge. D’ailleurs, M. Achour de sn vivant n’arrêtait de rappeler la période qu’il a passé au cabinet de M. Ziadi comme étant fondatrice dans sa carrière.

Promu caid, il sera nommé à la tête de la radio en 1986. Driss Basri, l’ancien ministre de l’Intérieur et de la Communication, ne pouvait que faire appel à un quadra pareil, politisé, ayant le sens de la mesure et de la loyauté pour diriger la radio nationale au moment où les vents de l’ouverture du paysage audio-visuel commençaient à peine à souffler. M. Achour remplira ainsi la mission qui lui a été confiée dans les meilleures conditions possibles.

En 2005, M. Achour prend sa retraite anticipée. Il ne dira pas pourquoi un tel départ alors qu’il était encore jeune. Le ministère de l’Intérieur le « rappelle au service » en 2006. Le département était dirigé alors par Mustapha Sahel. Il est nommé gouverneur chargé de la communication. Il y restera jusqu’en 2015. Réactif, répondant aux sollicitations des journalistes, M. Achour était l’ami de tous.

Depuis qu’il a quitté ses fonctions de gouverneur, il a consacré ses jours à l’écriture et à la lecture. Ses amours de toujours.


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