Facebook fait commerce de la vie des marocains

Coordonnées, amis, habitudes... Tout se vend

Habitudes, amis, localisation… Les informations privées des facebookers marocains ne sont pas confidentielles. Elles sont vendues à des entreprises de par le monde par Facebook.

Google, Facebook… Beaucoup se demandent ce que ces réseaux sociaux et moteurs de recherche gagnent en fournissant leurs services en ligne, gratuitement. La réponse est simple. Les géants américains du web gagnent en vendant vos informations personnelles.

Facebook, le réseau social le plus influent au monde, commercialise les informations privées des utilisateurs à plusieurs sociétés de télécommunications, de téléphonie ainsi qu’à des publicitaires. Au Maroc, mais aussi à au moins une centaine d’entreprises originaires d’une cinquantaine de pays sans qu’il y ait consentement des utilisateurs concernés. C’est ce qu’a révélé le journal britannique Daily Mail.

Au Maroc, il existe plus de 17 millions de pages Facebook. Le réseau social Facebook, comme les autres compagnies américaines faisant partie des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), en fait son fonds de commerce et son modèle économique. Les recettes publicitaires de Facebook et Google dépassent les 50% de l’investissement publicitaire au Maroc.

Protection des Données
Il y a deux semaines, lors du point de presse à l’issue du Conseil de gouvernement tenu le jeudi 9 mai 2019, le porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, a déclaré qu’à l’instar de plusieurs pays européens tels que la France et l’Allemagne, le gouvernement marocain compte appliquer une taxe sur les bénéfices des GAFA (Google, Facebook, Apple et Amazon), lui permettant de recouvrer 400 milliards de centimes d’impôts.

M. El Khalfi a souligné que «les géants du digital tirent grand profit du marché marocain via les annonces publicitaires mais sans payer d’impôt, ce qui porte atteinte à la concurrence loyale entre les entreprises nationales et les GAFA». Il va falloir désormais se demander si le gouvernement, quand il a déclaré son intention d’appliquer une taxe et recouvrer les 4 milliards de dirhams d’impôts, avait introduit ou pas dans ses calculs les bénéfices réalisés sur la vente des informations privées des Marocains.

La première réaction de la Commission Nationale de Contrôle de la Protection des Données à Caractère Personnel (CNDP) est de réclamer à Facebook de mettre en place au Maroc des serveurs hébergeant les données personnelles des Marocains. Mais entre la demande et la protection effective des données privées des Marocains, beaucoup de temps s’écoulera. Et les données personnelles des Marocains feront longtemps objet d’une surenchère. Les numéros de téléphone d’un Marocain avec les cordonnées de tous ses amis et ses hobbies à 1.000 dollars, qui dit mieux?.


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