Faouzi Benallal risque des poursuites judiciaires

La Gendarmerie royale enquête sur l'ancien président de Harhoura

Plusieurs mois après sa destitution par le tribunal administratif de Rabat, le 18 novembre 2018, l’ancien président de la commune de Harhoura, dans la région de Rabat, vient de faire l’objet d’une enquête judiciaire approfondie ouverte, depuis mi-mars 2019, par la Gendarmerie royale.

Faouzi Benallal devra ensuite passer devant un juge d’instruction avant que son procès ne soit annoncé. Sa destitution a fait suite à un rapport accablant réalisé par l’inspection générale de l’Administration territoriale qui relève du ministère de l’Intérieur. Ce rapport relève que l’ancien maire de Harhoura était impliqué dans des dysfonctionnements graves et autres délits liés au domaine de l’urbanisme. Les éléments de la gendarmerie ont entendu également Mohamed El Ghalloussi, le président de l’Association marocaine pour la protection des biens publics.

Cette dernière avait déposé, en décembre 2018, une plainte devant le procureur général du roi près de la Cour d’appel de Rabat pour dilapidation de deniers publics. Dans sa plainte, l’association a demandé l’ouverture d’une enquête sur l’existence de suspicion raisonnable dans la dilapidation de l’argent public, la violation des lois de l’urbanisme, l’abus de pouvoir et les conflits d’intérêts. Des accusations qui vont valoir des poursuites judiciaires à l’ancien élu istiqlalien et tous ceux qui sont impliqués dans ces graves violations relevées par l’inspection générale de l’Intérieur.

Celle-ci a relevé le détournement de plusieurs projets, à l’époque où Karim Ghalleb était ministre de l’Equipement et du transport. L’un de ces projets avait reçu l’approbation de principe de la commission de dérogation et était réservé aux fonctionnaires de l’Équipement. Mais ce projet a été détourné et remplacé par la construction d’un lotissement de villas.


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