Festival ciné-plage de Harhoura célèbre les vedettes féminines du cinéma marocain

C'est sur l'hommage émouvant adressé à quatre femmes de trois générations différentes qu’a débuté, mardi soir sur la plage du club nautique de Sid El Abed, la quatrième édition du Festival ciné-plage de Harhoura, dédiée essentiellement aux femmes du cinéma marocain.

A leur tête, Amina Rachid, "belle par son art, sa façon d’être et son humanité", comme l’a si bien décrite, dans un monologue à la fois sincère et touchant, l’acteur marocain Abdelkbir Regagna, ne tarissant pas d’éloges à l’égard de "ce pilier du cinéma marocain et arabe" qui a réussi à défier "les limites du silence et à libérer la femme à une époque où il lui était encore impossible de s’ouvrir à certains domaines".

Amina Rachid, qui a cru sans relâche au rôle de l’art au sein de la société, a dans un grand moment d’émotions été rejoint sur scène par les acteurs et actrices présents à cette cérémonie d’ouverture, sous l’ovation du public et les acclamations et applaudissements des personnalités politiques et artistiques venues nombreuses à l’occasion.

Présentée par le directeur du Festival internationale des films de femmes d’Assouane, Hassan Abou al-Ala, Somaia El Khashab qui s’est dit "fière d’avoir un public aussi important dans son deuxième pays, le Maroc", n’a pas manqué d’exprimer sa gratitude aux organisateurs du festival et à ses admirateurs marocains.

À leur tour, les talentueuses et remarquables Saïda Baadi et Majdouline Idrissi ont chacune fait l’objet de témoignages poignants, mêlant poésie et humour, par des pointures du cinéma marocain, notamment Hassan Benjelloun et Aziz Dadas.

Par ailleurs, six films marocains, que sont "La guérisseuse" de Mohamed Zineddine, "Les 3 M: histoires inachevées" de Saâd Chraibi, "Nadira" de Kamal Kamal, "Indigo" de Salma Bergach, "Une urgence ordinaire" de Mohcine Besri et "Naima et ses enfants" d’Olivier Kosmak se disputeront, pendant les quelques jours que durera le festival, les prix du meilleur scénario, du meilleur rôle féminin, du meilleur rôle masculin, le prix du public et surtout, le grand prix du festival, "Sirène de Harhoura".

Et ce ne sont nuls autres que le poète marocain Salah El Ouadie, le réalisateur algérien Ahmed Rachdi, l’actrice tunisienne Fatma Ben Saïdane, l’actrice marocaine Fatima Herrandi, l’actrice italienne Marzia Tedeschi, le directeur du festival d’Alexandrie Amir Abadah et le réalisateur et producteur burkinabé Oumar Dagnon, qui s’attèleront à départager les films pour désigner les grands gagnants.

Pour sa quatrième édition, le Festival ciné-plage de Harhoura qui a commencé comme "une aventure" tel que l’a souligné, mardi en conférence de presse, son directeur, Abdelouahed Mjahed, continue sur sa lancée et s’agrandit pour devenir "international".

En effet, cette nouvelle édition, comme l’ont d’ailleurs évoqué les organisateurs du festival lors de la conférence de presse, se distingue par une ouverture aussi bien sur le monde arabe, notamment avec l’hommage rendu à l’actrice égyptienne Somaia El Khashab, que sur l’Afrique, avec la présence marquante du réalisateur et producteur burkinabé Oumar Dagnon, comme membre du jury.

Parrainé par Rachid El Ouali et présidé par Abdelouahed Mjahed, cet événement, organisé à l'initiative de l'Association marocaine des arts sans frontières (AMAF), se présente comme un instant de partage et d’échanges culturels entre des artistes passionnants et des cinéphiles passionnés.

En outre, les projections de films s’accompagneront, tout au long de la durée du festival, de nombreuses autres activités aussi bien à caractère artistique que sportif et caritatif.


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