Feuille de route de l'agence de développement digital

Othmane El Ferdaous

Faire face à la panne de compétences


Pour accompagner la création d'un écosystème digital innovant, la nouvelle feuille de route de l'ADD s'intéresse aussi bien aux services publics qu'aux PME en passant par tous les citoyens.

Face aux professionnels du digital réunis en ce jour du jeudi 24 janvier 2019, au sein de leur association, la Fédération marocaine des technologies de l'information, des télécommunications et de l'offshoring (APEBI), le jeune et néanmoins dynamique ministre Othmane El Ferdaous est plus que confiant. Le secrétaire d'État chargé de l'investissement auprès du ministre de l'industrie, de l'investissement, du commerce et de l'économie numérique est venu, en effet, leur présenter la feuille de route de l'Agence de développement digital (ADD), dont les attributions commencent à s'éclaircir. Il n'a pas manqué, d'ailleurs, de tracer une vision assez claire des enjeux du secteur du numérique, tout en dévoilant aux professionnels les premiers chantiers prévus. Le tout, dans le cadre «d'un partenariat public-privé de très haute qualité», souligne-t-il, à juste titre.

Pour le moment, aucun directeur n'est encore désigné et aucun calendrier n’est défini pour le démarrage des grands chantiers de l’agence mais les grandes lignes sont désormais révélées. Selon Othmane El Ferdaous, l’agence va assurer la promotion de cinq objectifs déterminants. Entre autres, l’adéquation «employabilité et capital humain», en premier; et l'adéquation de l’«entrepreneuriat et innovation distribuée», en second. Le but n'est autre que de «doter la communauté des innovateurs d’outils nécessaires à leur mise en réseau».

Lors de son intervention, M. El Ferdaous n'a pas manqué, ensuite, d'énumérer les quatorze chantiers qui seront menés dans un premier temps par l’agence. Le tout faisant partie d’un total de quatre-vingts initiatives axées sur l’innovation distribuée. Ils comprennent les différents projets de transformation numérique au sein des services publics, pour les entreprises et les start-ups, mais aussi pour les citoyens.

Portail unique citoyen
Parmi les projets les plus importants figure celui du «Gouvernement digital». Il s’agit d’une plate-forme d’échange des données entre les administrateurs. L’idée est de mettre en place une plate-forme qui interconnecte les différentes données rassemblées par les administrations, comme, par exemple, la Direction générale des impôts, la Trésorerie générale. Quant au «portail unique citoyen», dont le but est de centraliser toutes les démarches en ligne existantes, il n'est que le pendant du précédant. L’idée est de créer un site pratique pour le citoyen où il pourra réaliser à terme toutes ses démarches administratives au même endroit.

Les deux autres chantiers importants sont le «Digital Lab et l’Usine 4.0», une usine digitale modèle pour les PME. Ces deux projets permettront aussi bien pour les administrations que pour les PME industrielles, de tester leurs applications avant de les lancer.

Côté ressources humaines, enfin, le jeune secrétaire d'Etat souhaite faire face à la panne de compétences. D'où la priorité qu'il accorde au renforcement de ces compétences. Un programme de formation digitale sera, ainsi, déployé sur les segments supérieur, professionnel et continu. Budget substantiel, jeune et nouvelle équipe, l'ADD a, aujourd'hui, tout pour fonctionner.

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