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Des frappes israéliennes dans la bande de Gaza

Les frappes israéliennes dans la bande de Gaza et les tirs de roquettes palestiniennes se sont poursuivis dans la nuit de lundi à mardi malgré l'annonce d'un cessez-le-feu censé mettre fin à des hostilités faisant craindre une nouvelle confrontation ouverte dans l'enclave.

L'armée israélienne a rapporté tôt mardi 30 nouveaux tirs de roquettes et d'obus de mortier en provenance de Gaza depuis 22H00 (20H00 GMT lundi), soit un total d'une soixantaine depuis le début des échanges de feu lundi en début de soirée.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu n'a donné aucun signal clair de la suite qu'il comptait donner aux évènements, au moment de monter dans l'avion pour rentrer en Israël après avoir écourté une visite à Washington qu'il aurait voulue, en pleine campagne électorale, moins parasitée par l'actualité gazaouie.

Le Hamas avait pourtant annoncé lundi soir un cessez-le-feu, conclu par l'entremise des Egyptiens, médiateurs historiques dans la bande de Gaza.

Aucune confirmation d'arrêt des hostilités n'a été obtenue de la part d'Israël qui, par le passé, s'est gardé de corroborer de tels accords négociés secrètement.

La bande de Gaza, territoire de deux millions d'habitants, éprouvée par les guerres, la pauvreté et les blocus israélien et égyptien, ainsi que ses environs ont été le théâtre lundi d'une énième poussée de fièvre depuis la guerre de 2014.

Signal se voulant fort, les appareils israéliens ont frappé le bureau d'Ismaïl Haniyeh, le chef du Hamas, et détruit totalement deux bâtiments de plusieurs étages abritant des services de renseignement et des activités militaires du mouvement islamiste selon l'armée israélienne.

Sept Palestiniens ont été blessés, d'après les secours gazaouis.

Les hostilités ont été déclenchées par un tir de roquette en provenance de Gaza, qui avait fait sept blessés légers au nord de Tel-Aviv la nuit précédente.

Elles surviennent dans un contexte hautement volatil, après des semaines de tensions, des manifestations de contestation interne à Gaza, et à deux semaines d'élections israéliennes.


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