Guinée Conakry : la police ouvre le feu sur des opposants, 1 mort par balle

Au moins une personne a été tuée et une dizaine d'autres été blessées lundi à Conakry, dont plusieurs par balles, dans des heurts entre manifestants et policiers, moins de deux semaines après l'appel de l'opposition guinéenne à porter dans la rue le combat contre le président Alpha Condé.

Les deux parties se sont renvoyé la responsabilité des violences, l'opposition dénonçant "des exactions sur des manifestants désarmés jouissant de leurs droits constitutionnels" et le gouvernement "les propos réitérés aujourd'hui par des leaders de l'opposition qui continuent à appeler à la violence et à l'insurrection".

Dans la soirée, le directeur de la clinique Mère et enfants de Conakry, le Pr Ibrahima Baldé, a annoncé qu'un des blessés admis dans l'établissement était décédé.

"Un jeune homme du nom de Souleymane Bah, atteint d'une balle dans le thorax, a succombé à ses blessures en début de soirée dans ma clinique", a déclaré à l'AFP le Pr Baldé.

L'opposition avait annoncé en fin d'après-midi que "le bilan provisoire de la répression" s'élevait à "une trentaine de blessés dont sept par balle réelle et un dans un état critique".

Elle a remercié ses partisans pour leur mobilisation dans la capitale, les appelant à poursuivre leurs marches mardi et à "maintenir cette pression jusqu'à la satisfaction totale de ses revendications".

Le porte-parole du gouvernement avait fait état de dix blessés dans deux hôpitaux, dont six par balles, ainsi qu'un gendarme, et de huit interpellations, précisant que "la situation semble maîtrisée par les forces de l'ordre".

Les tirs, qui se poursuivaient par intermittence, ont diminué d'intensité dans l'après-midi, selon le correspondant de l'AFP, qui a assisté dans la matinée à des scènes de panique parmi des habitants tentant de rentrer chez eux.


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