Invalidation de deux enregistrements l'affaire de chantage contre le Maroc

Catherine Graciet & Éric Laurent Catherine Graciet & Éric Laurent

Nouveau rebondissement dans l’affaire  d’Eric Laurent et de Catherine  Graciet. Les deux journalistes,  poursuivis pour tentative de chantage et d’extorsion de fonds à l’encontre du  Roi Mohammed VI, pourraient voir  deux des trois enregistrements les  incriminant rejetés. La Cour de cassation  française a en effet condamné,  mardi 20 septembre 2016, la «participation  indirecte» de la police à leur  réalisation.


Pour elle, la procédure  «porte atteinte aux principes du procès  équitable et de la loyauté».  Lesdits enregistrements avaient été  effectués mi-2015 par Me Hicham  Naciri pendant qu’il négociait avec  M. Laurent et Mme Graciet la non publication  d’un livre prétendument «explosif  » sur la famille royale. A l’issue de  la première entrevue, l’avocat du Palais  royal avait averti la police de la tentative  de chantage, pour mettre sur écoute la  suite des tractatations.


La Cour de cassation  estime que les journalistes auraient  cependant dû en être avertis.  Leur défense, menée par Me Eric Moutet,  y voit une «grande victoire». La  Cour d’appel de Paris, qui avait refusé  en janvier 2016 d’annuler les enregistrements,  n’est toutefois pas tenue de  prendre en considération l’arrêt de la  Cour de cassation. Réagissant à vif, Me  Eric Dupond-Moretti, l’avocat du Palais,  s’est dit «sidéré». «Si vous êtes victime  d’extorsion de fonds, surtout ne prévenez  ni la police ni le procureur», a-t-il  commenté


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