Les échanges concernent les armes, les agrumes, le pétrole et le gaz naturel

petrole


Du gaz pour la consommation  locale en croissance et pour  produire l’électricité. Le  Maroc va le chercher en Russie, plutôt  qu’en Algérie voisine, richement  dotée en gaz naturel. Paradoxe?  Non. Les relations politiques tendues  entre les deux pays rendent difficiles  des échanges commerciaux. Un  autre argument qui plaide en faveur  de ce choix: La Russie a toujours été  un allié stratégique du Maroc sur le  dossier du Sahara, étant membre  permanent du Conseil de sécurité.


En plus, Moscou est devenu ces  dernières années un des principaux  fournisseurs d’armes du Royaume.


Visites croisées
Le choix des armes russes serait  motivé, entre autres, par un  impératif économique, les prix  pratiqués par les industriels russes  étant moins chers que ceux de leurs  concurrents occidentaux. En sus de  cela, sur le plan économique, ce  n’est pas étonnant si les échanges  sont montés en flèche ces dernières  années. D’abord, le blé. Dans le  domaine financier ensuite. Et puis,  l’énergie. Le gaz surtout, le géant  russe Gazprom peut satisfaire la  demande marocaine.


La sortie médiatique de  l’ambassadeur du Royaume en  Russie, Abdelkader Lechebeb,  en juillet 2015, confirme cette  volonté affichée de renforcer les  liens politiques et économiques. L’ambassadeur a déclaré que le Roi  Mohammed VI devrait se rendre  en Russie avant la fin de l’année.  D’après M. Lechebeb, «des experts  marocains issus des domaines de  l’énergie, de la pêche, de l’industrie  militaire et de l’agriculture ont déjà  visité Moscou», et «de nombreux  accords seront signés pendant cette  visite».


Dans l’énergie, les visites croisées des  responsables russes et marocains du  secteur renforcent cette perception.  La visite Alexander Valentinovich  Novak, ministre de l’Energie de la  Fédération de Russie, au Royaume,  en octobre prochain, a été annoncée  par le vice-ministre russe Yuri  Senturine, qui a conduit au Maroc  début septembre une délégation  composée de représentants de  plusieurs grosses entreprises comme  Gazprom et Rosneft. «L’expérience  russe dans l’exploration pétrolière  et les énergies renouvelables est  la bienvenue au Maroc», a déclaré  Abdelkader Amara, le ministre de  l’Energie, lors d’une rencontre  avec la délégation russe. Les choses  se concrétisent doucement, sans  tapage.


Annoncé le 16 décembre 2014,  le plan de développement du  GNL prévoit d’ici à 2020, des  investissements estimés à 4,6  milliards avec notamment la  création d’un terminal GNL à Jorf  Lasfar. Un terminal qu’il faudra  alimenter en gaz.  Ce qui est sûr, c’est qu’en plus de  fournir le gaz, la Russie discute  également un accord de recherche  géologique et d’exploration du soussol.  Des accords qui renseignement  sur le plan de présence stratégique  de ce pays en Afrique du Nord.


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