M. Benkirane: La paix sociale tributaire de l'intégration des catégories exclues dans le cycle de production et de développement

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Le Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, a souligné, mardi à Rabat, qu'une paix sociale effective est tributaire de l'intégration des catégories exclues dans le cycle de production et de développement de manière à en faire de grands bénéficiaires des richesses du pays.

En réponse à des questions sur le "dialogue social" dans le cadre de la séance mensuelle sur la politique générale à la Chambre des Conseillers, M. Benkirane a relevé que "la problématique qui nous préoccupe tous n'est pas seulement celle d'améliorer la situation des catégories qui parviennent aujourd'hui à tirer leur épingle du jeu et subvenir à leurs besoins fondamentaux, mais aussi comment associer à l'effort de développement les catégories vulnérables et marginalisées qui se trouvent en bas de l'échelle sociale".

"Il est de notre devoir à tous, partenaires sociaux et économiques, gouvernement et citoyens, de faire preuve de mobilisation pour garantir l'équilibre et la justice sociale de notre pays, et assurer les moyens d'une vie digne à tous les citoyens et à toutes les catégories", a-t-il dit, tout en réitérant la détermination du gouvernement de rester ouvert, dans le cadre du dialogue social, sur les revendications réalistes des syndicats qui prennent en considération l'équilibre financier de l'Etat, la compétitivité des entreprises et l'économie nationale, en particulier celles concernant les catégories les plus vulnérables de la société.

Et M. Benkirane d'ajouter que le dialogue social est un mécanisme fondamental pour développer la coopération entre le gouvernement, les partenaires sociaux et économiques, de manière à consacrer l'édification démocratique, à renforcer la paix sociale et à promouvoir le développement économique et social.

Le gouvernement n'a cessé, tout au long de ces dernières quatre années, d'appeler au dialogue et de répondre aux appels des centrales syndicales, a-t-il fait remarquer, rappelant la tenue de huit réunions entre l'Exécutif et les syndicats, sans compter les réunions des commissions thématiques et celles de la Commission nationale chargée de la réforme des régimes de retraite.

Certains syndicats ont refusé, au moins deux fois, de répondre aux invitations aux dialogues, a-t-il déploré, ajoutant que le gouvernement pouvait, suite à cette position, suspendre ses initiatives au moment où il a choisi de laisser les portes du dialogue ouvertes.

Le retrait de certains syndicats des réunions de commissions ainsi que les préparatifs liés aux différents rendez-vous électoraux ont impacté la poursuite du dialogue, a toutefois fait observer M. Benkirane.

Il ne faut pas se focaliser sur la périodicité de la tenue des sessions de dialogue sociale, mais il faudrait mettre l'accent sur la productivité et la rentabilité du dialogue, chose qui se révèle de manière tangible à travers les démarches concrètes réalisées, a-t-il souligné, rappelant que l'actuelle équipe gouvernementale a préparé le cadre juridique et mobilisé les fonds nécessaires à l'exécution de l'accord du 26 avril 2011, qui contenaient des engagements coûteux honorés dans leur majorité par le gouvernement.

S'agissant des réalisations du gouvernement dans le domaine social, M. Benkirane a rappelé la mobilisation annuelle de 13,2 milliards DH en exécution de l'accord du 26 avril en relation avec la hausse des salaires et des pensions de retraite en plus des différentes mesures adoptées pour l'amélioration de la situation des salariés et de la protection sociale dans le secteur privé.


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