Nouveau plan royal pour lutter contre la pauvreté dans les communes rurales les plus démunies

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S’il ya un domaine où les  avancées économiques  et sociales du Royaume  sont les plus remarquables depuis  l’intronisation de S.M. Mohammed  VI, c’est celui de la lutte contre la  pauvreté. En plus des réalisations en  nette amélioration obtenues dans le  cadre de l’INDH, un programme qui,  selon la Banque mondiale, classe  le Maroc parmi les cinq premiers  pays aux meilleurs programmes  sociaux, voilà que de nouvelles  orientations royales viennent d’être  annoncées, au cours du dernier  discours , commémorant le seizième  anniversaire de l’accession au trône  du Souverain.


Dans une approche complémentaire  de l’INDH, le discours royal trace  une nouvelle feuille de route  en engageant avec audace le  Maroc dans pas moins de 20.800  nouveaux projets destinés à plus  de 12 millions de personnes vivant  dans 24.000 douars identifiés dans  1.272 communes. Soit autant  de projets destinés à alléger la  pauvreté des personnes qui habitent  particulièrement dans «les régions  éloignées et enclavées, sur les  sommets de l’Atlas et du Rif, les  zones sahariennes arides et les oasis  ainsi que certains villages dans les  plaines et les côtes».  Ainsi, la balle est plus que jamais  dans le camp du gouvernement qui  doit se mobiliser rapidement pour  élaborer un plan d’action intégré  pour mettre en place tout ce qu’il  faut en termes d’infrastructures  économiques et sociales dans ces  régions.


Des régions qui, selon une étude du  ministère de l’Intérieur, souffrent  de déficits inquiétants dans des  domaines aussi variés que la santé,  l’éducation, l’eau, l’électricité ou les  routes rurales. Selon les directives  royales, les différents départements ministériels doivent travailler  en partenariat pour trouver les  moyens de financer de tels projets  dont l’enveloppe budgétaire a été  estimée par l’étude dudit ministère,  à pas moins de 50 milliards de  dirhams.


Investissement public
Pour mobiliser un tel financement,  le gouvernement est appelé  d’abord à réorienter les montants  destinés à couvrir l’investissement  public ordinaire en direction des  régions rurales les plus déshéritées.  Financement à compléter, si  nécessaire, en réaffectant une  partie du budget ordinaire de l’Etat  vers ces dépenses supplémentaires.  Ce qui permettra aux différents  départements ministériels concernés  de contribuer à la réalisation de ces  projets dans un délai raisonnable,  soit cinq ans au minimum. Le  gouvernement Benkirane a, donc,  du pain sur la planche puisqu’il  doit tout faire pour mobiliser les  ressources destinées à financer ce  plan royal, et ce dès la loi de finances  2016.


Chose faite, puisque le chef du  gouvernement, dans le cadre  d’une lettre d’orientation, n’a  pas manqué de donner suite aux  directives royales en ordonnant à ses  différents départements ministériels  de les traduire concrètement dans  le dernier projet de loi de finances.  La mobilisation de ces financements  est d’autant plus aisée que le budget  passe par une conjoncture favorable,  suite, notamment, à la baisse du prix  du baril du pétrole


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