Un parfum d'éternité de Lucile Bernard



"Il y a toujours dans mes livres un personnage un peu borderline"

Paru aux éditions l’Harmattan, le dernier roman de Lucile Bernard, “Un parfum d’éternité”, est une histoire d’amour improbable entre deux êtres que tout sépare.

Qu’est-ce qui vous a inspiré l’histoire de votre dernier roman “Un parfum d’éternité”?
J’avais envie de m’essayer au roman noir. De partir avec ces deux personnages, Franky et Lola, des personnages qui m’habitent, que je traîne partout avec moi dans l’écriture de mes romans. Franky le loser, le laissépour- compte, un type un peu désabusé qui n’attend plus vraiment rien de la vie, avec pourtant cette belle folie qui l’habite malgré tout, qui le pousse et lui donne des ailes pour surmonter le noir de son existence. Il y a toujours dans mes livres un personnage un peu borderline (personnalité limite), souvent ce sont des hommes.

Qu’en est-il de Lola, la jeune femme qui va voler le coeur de Franky et lui faire vivre une “belle histoire comme dans un livre”, comme il dit lui-même?
Lola, c’est cette jeune institutrice, avec cette même sensibilité que Franky, à fleur de peau, mais pourtant différente. Lola et ses éternelles questions. Elle veut toujours tout comprendre. Son innocence, sa différence d’avec les autres, qui lui confère cette beauté toute particulière et dont Franky va tomber éperdument amoureux.

Effectivement, les contradictions qui caractérisent les personnages de Franky et de Lola sont poussées à l’extrême. Pourquoi les avoir imaginés ainsi?
Ils sont tous les deux à la fois semblables et différents. Parfois ce sont les deux opposés qui s’attirent avec une telle force qu’ils en sont submergés, impuissants à lutter contre cette force qui les entraîne, les pousse à s’aimer presque malgré eux. Et en même temps, tout les rapproche.
Cette même sensibilité, ce même amour de l’essentiel, du vrai, un amour sans condition. Cet amour immodéré des livres, de l’écriture, des histoires, la vie comme un roman…

Quelle est, finalement, la valeur de l’amour dans ce roman?
L’amour, dans ce roman, c’est justement cette force rédemptrice qui va tirer Franky de sa noirceur, de sa désillusion. C’est cette formidable trouée de lumière qui va lui faire voir la vie dans ce qu’elle a de bon, de beau, de plein, de vivant. C’est un amour qui vous relève avec l’autre, grâce à l’autre, ce qu’on appelle la magie de l’amour.

Sans amour, on n’est rien. C’est l’Amour qui fait grandir le monde. L’amour avec un grand A. Et c’est cela que Franky va vivre avec Lola au-delà de la vie, de la mort, jusqu’au bout.

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