CAM20-1000x90

PAROLE EN OR ET PAIX SOCIALE... DU PUR ABDELLATIF JOUAHRI !

Quand Abdellatif Jouahri parle, les détenteurs de beaucoup de billets bleus ne doivent pas juste l’entendre, il faut bien l’écouter.

Monsieur Abdellatif Jouahri, notre Wali de la Banque centrale du Royaume, est une personnalité hors du commun et pédagogue hors pair. Et quand il fait dans la communication: il ne faut pas juste l’entendre, il faut bien l’écouter. Mouliner, tamiser, cribler pour saisir et comprendre. Il est de ces deux originales et particulières générations scolaires qui ont connu les bancs des écoles du protectorat, générations dont la première fut celle de notre défunt Hassan II, celle des années 30, et celle de notre Wali, pour les années 40. On peut y ajouter celle des années 50, qui fut des plus courageuses, certes, mais dans de perturbantes orientations et d’indécis programmes. Ces deux générations, celles des années 30 et des années 40, ont vécu le meilleur dans leurs parcours scolaires grâce à deux profils d’enseignants, exceptionnels pour l’époque, par l’objectif, par la pédagogie prônée, par le programme enseigné, par l’intégral dévouement.

D’abord, le premier profil fut celui de l’enseignant arabe, peu importe la nationalité maghrébine: il était dans une résistance au protectorat et visait l’indépendance du Maghreb et la gestion qui suivra. Son enseignement, tout en valeurs religieuses, historiques ou culturelles, ne rata pas la cible. Ensuite, le second profil fut celui de l’enseignant français. Son objectif était ambivalent vu la double résolution dont il se nourrissait. Il était solide dans les valeurs de sa République mais avec, aussi, une conviction dans son statut de «colonisateur éclairé», respectant notre histoire et notre culture. L’enseignant français voulait donc apporter, pour tous, le plus large des savoirs tout en recherchant la plus imposante adhésion à la culture française. Ces deux générations ne furent ni troublées ni complexées: elles eurent le meilleur, et le pays en profita; le Wali Abdellatif Jouahri qui en excella, en est l’exemple accompli et plus que, parfait.

Et donc, quand Abdellatif Jouahri parle, les détenteurs notamment de beaucoup de billets bleus de 200 dirhams, faisant bas de laine, ne doivent pas perdre un mot de ce qu’il a dit dans sa conférence de presse de décembre dernier ! Lors de cette conférence, l’on comprend que notre royaume veut assainir son économie par ces multiples amnisties et c’est un beau projet visant l’éthique. En fait: faire ressortir la vraie valeur du pays, qui ne vaut pas 110 milliards de dollars, mais possible le double sinon plus !

Et donc et entre autres, répondant à une question à propos de l’amnistie concernant le cash qui dort dans les coffres forts personnels, il a dit, en onze mots et en 4 secondes, ceci: «il faut y aller, cela vaut mieux pour tout le monde». Il fait dans le conseil et y ajoute aussi un indicible comminatoire, en direction des hésitants. Si le conseil est clair, le comminatoire l’est moins. Et en effet, l’on ne peut compter sur l’adhésion des concernés, ni sur leur enthousiasme, ni sur leur spontanéité pour répondre à une telle amnistie, toute dans leur intérêt; et sortir les billets des coffres fort, les déposer en banque, payer 5% pour se libérer de toutes contraintes fiscales: gros problèmes et gros soucis et certainement un embarras personnel pour diverses raisons que… Dieu seul sait.

Ils se trompent car les soucis et les gros problèmes commenceront dès le 1er janvier 2021. Ces thésauriseurs doivent surtout constater que le Wali se décale du politique, échafaudant, et du gestionnaire administratif, inflexible: Abdellatif Jouahri, en informant ainsi, ajoute à ces amnisties de… l’humain. Et effet, si on ne sait pas encore quelles mesures frapperont les récalcitrants en 2021, fortes amendes, saisies, prison… il se peut également que l’Etat opte pour le plus court des chemins: changer les billets de banque, et le 200 bien bleu deviendrait bien rouge, spécialement.

L’opération s’est faite et même dernièrement dans certains pays: on sécurise les frontières, soit par des contrôles douaniers plus sévères, soit, plus assurément, on les ferme pour 3 jours, on se donne ce délai pour remplacer les billets avec plus fortes sanctions si les montant dépassent l’usage courant. Les billets non changés deviennent alors caducs, juste bons pour les cornets de cacahouètes… C’est dit, et même avec de l’indicible comminatoire: la parole de Abdellatif Jouahri est d’or, et elle est une belle fleur pour la paix sociale.

«Il faut y aller, cela vaut mieux pour tout le monde». Magnifique! Il fallait la retrouver cette formule! Réflexe de la génération des années 40. N’est-ce pas, l’aîné?


1 commentaire

  • ben mhammed

    18 Janvier 2020

    La question à 1 million $ . Pourquoi l ainé ne s est pas aventuré auparavant pour faire le ménage de la place monétique . L'argentier du royaume n'est-il pa s tout simplement contraint de le faire étant donné que le circuit est à sec et que le Maroc est sur le point de faire une crise cardiaque. Tout le monde était au courant que l'argent atterrissait sur des comptes bancaires des paradis fiscaux, et ils ont laissé faire parce que ce n etaient pas des gens ordinaires qui en etaitent les instigateurs. Pour faire court toutes actions entreprises par nos responsables venerés ne seront d'aucun secours au marocain lambda..

Laisser un commentaire

Merci de cocher cette case