Partenariat luso-arabe : un énorme potentiel de coopération tributaire d'une volonté politique réelle

Driss Guerraoui, intervenant, lundi à Lisbonne, lors d’une conférence sur les partenariats luso-arabes pour le développement - © MAP
Driss Guerraoui, intervenant, lundi à Lisbonne, lors d’une conférence sur les partenariats luso-arabes pour le développement - © MAP

Il existe un énorme potentiel de partenariat entre le monde arabe et les pays lusophones, qui reste tributaire d'une volonté politique réelle, a souligné, lundi à Lisbonne, le secrétaire général du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Driss Guerraoui.

M. Guerraoui qui intervenait à l'occasion d'une conférence sur le thème "Les partenariats luso-arabes pour le développement", a relevé que ce potentiel est insuffisamment utilisé et valorisé, et dans plusieurs domaines non encore exploré, plaidant pour la création d'un groupe de réflexion chargé de développer une prospective sur le partenariat luso-arabe.

Evoquant le cas du Maroc et du Portugal, le Secrétaire général du CESE a souligné la nécessité pour les deux pays de se doter d'une vision géostratégique commune fondée sur la coopération triangulaire au service de l'Afrique lusophone, d'autant plus que le Royaume s'est doté d'une politique africaine qui l'érige en acteur régional clé et partenaire d'avenir pour plusieurs pays africains y compris les pays lusophones.

Le Maroc a fait de l'Afrique une option d'avenir à la fois pour lui même mais aussi pour tous les partenaires qui s'arriment au Royaume pour aller ensemble en Afrique, a affirmé M. Guerraoui qui met en avant les perspectives de coopération avec le Portugal, un pays pacifique et qui avance tranquillement, offrant l'image d'un pays attractif avec un potentiel important de partenariat.

Il a également mis l'accent sur les atouts du Maroc, un pays stable, où règne une vraie sécurité, un climat des affaires attractif et incitatif, et qui a su gérer de façon intelligente, tolérante et ouverte la question du champ religieux, soulignant que le Royaume a réussi de façon unique dans la région de faire une synthèse entre monarchie, démocratie, modernité et Islam.

Sur le plan économique, M. Guerraoui a relevé que le Maroc dispose de grands groupes financiers et bancaires présents dans 22 pays africains, ce qui représente entre autres des conditions propices qu'offre le Royaume en termes de partenariat avec le Portugal en Afrique lusophone.

Il a passé en revue à cette occasion les multiples organismes de financement notamment des fonds d'investissements arabes et des fonds souverains présents au Maroc et/ou auprès desquels le Royaume jouit une crédibilité notable.

De son côté, Antonio Figueiredo Lopes, de l'Institut luso-arabe pour la coopération (ILAC), a souligné l'importance de mettre en place un partenariat solide entre les pays lusophones et arabes, en tirant parti des relations historiques et des liens privilégiés entre eux aux niveaux politique, culturel, entrepreneurial et amical.

Pour sa part, Francisco Almeida Leite, de la Société du financement du développement (SOFID), a présenté un exposé exhaustif sur les objectifs de la Sofid, qui est une banque de développement ayant pour objectif d'appuyer les entreprises portugaises et leurs partenaires dans des projets établis dans des pays émergents.

Organisée à l'initiative de l'ILAC en collaboration avec la SOFID, cette rencontre a pour objectif de contribuer au débat sur les perspectives de coopération entre le Portugal et monde arabe, à travers la création de partenariats d'entreprises luso-arabes dans des pays émergents et des plateformes financières solides dans plusieurs autres pays.

Les travaux de cette conférence se sont articuler autour de deux panels intitulés "L'importance géostratégique d'une relation séculaire" et "les instruments, les opportunités et les besoins de financement de la coopération luso-arabe".

Ont pris part à cette rencontre notamment des ambassadeurs de pays arabes et lusophones en particulier ceux appartenant à la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), des chercheurs, des chefs d'entreprises portugaises et arabes et bien d'autres personnalités.

 


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