Système de formation militaire au maroc

L'école des leaders

Par sa qualité, le système de formation militaire marocain fait actuellement figure d’exemple dans le monde arabe et en Afrique.

Le rétablissement du service militaire au Maroc a remis en lumière l’enseignement militaire dans le pays. Depuis son indépendance, le Royaume s’est doté d’un système de formation à même de lui permettre de former l’élite militaire de demain. Le fleuron de ce système demeure, à n’en point douter, l’Académie royale militaire de Meknès. Bien qu’elle ne soit pas, à proprement parler, une idée marocaine, puisque c’est sur les ordres du maréchal Lyautey, alors résident général de France, qu’elle avait été fondée en 1918, elle a parfaitement été mise à profit, au cours des six dernières décennies, par les Forces armées royales (FAR), au point de faire figure aujourd’hui de Saint-Cyr national. Bien évidemment, c’est à «Dar El Beïda» (la maison blanche, en darija), nom original de l’académie, que le général de corps d’armée Abdelfatah Louarak, inspecteur général des FAR, a fait sa formation. On pourrait également citer nombre de dirigeants africains, tels l’actuel président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, l’ancien président mauritanien, Mohamed Ould Vall, les anciens présidents burkinabés Thomas Sankara et Blaise Compaoré... ou encore le président comorien Azali Assoumani, qui tous ont, à un moment donné, fait un crochet par Meknès.

Sens de la patrie
C’est que la capitale ismaélienne s’est érigée, au fil du temps, comme un passage obligé pour tout galonné africain qui se respecte, surtout dans le versant francophone du continent. La qualité de l’Académie royale militaire de Meknès ne se dément, à vrai dire, pas. On pourrait en dire autant des académies de l’air et de la Marine royale, basées respectivement à Marrakech et à Casablanca, qui font véritablement figure d’exemple aujourd’hui en Afrique ainsi que dans le monde arabe.

Il se dit même que la première citée, à savoir l’Ecole royale de l’air, pourrait bientôt compter dans ses rangs le prince héritier Moulay Hassan, qui, selon le bruit qui court, souhaite intégrer le Collège royal préparatoire aux techniques aéronautiques (CRPTA), relevant de ladite école. L’objectif est ainsi de le préparer, dans les meilleures conditions possibles, à ses futurs fonctions de chef d’Etat. Justement, l’Ecole royale de l’air de Marrakech offre un cadre idéal pour ce faire. On ne peut, enfin, aborder la question de la formation militaire au Maroc sans faire mention des lycées militaires d’Ifrane et de Kénitra. Le premier lycée forme exclusivement des filles, tandis que le second les garçons. L’initiative de les créer avait été prise par le roi Hassan II afin de doter les enfants de militaires d’une instruction de qualité. Contrairement à une idée reçue, la majorité de leurs lauréats n’embrassent pas une carrière en treillis.

A vrai dire, beaucoup de commis d’Etat tel le PDG de Casablanca Finance City Authority (CFCA), Saïd Ibrahimi, ou encore le secrétaire général du Centre culturel islamique de Rome, Abdellah Redouane, y ont fait leurs classes. Ils n’en gardent pas moins sans doute, dans leur vie civile, une partie des valeurs de travail, d’abnégation et de sens de la patrie acquises au cours de leurs années au lycée militaire.


Laisser un commentaire

Merci de cocher cette case