Talbi Alami dans la ligne de mire du PJD



Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Rachid Talbi Alami, n’a pas fait dans la dentelle lors de l’Université des jeunes indépendants en s’en prenant au projet «hégémonique» et «destructeur» selon lui du Parti de la justice et du développement (PJD) -qu’il n’a pas cité nommément. «La bataille est une bataille de deux projets sociétaux: notre projet que nous défendons en tant que Marocains et dans lequel nous avons tous vécu et grandi; et un autre projet, intrus, qui porte un titre, celui du nationalisme arabe, qui a commencé dans les années 1960 et n’a pas réussi,» a-t-il déclaré. Des propos qui lui ont tout de go valu des attaques en règle de plusieurs faucons du PJD.

Slimane El Omrani, membre du secrétariat national du parti islamiste, l’a notamment invité, dans une publication sur son profil Facebook, à se retirer du gouvernement si tant est qu’il croit prendre part à un projet de la nature qu’il a évoquée. «Quelque chose ne tourne pas rond,» a-t-il fustigé. M. Talbi Alami est coutumier des déclarations tonitruantes. Au RNI, dont il est une des figures les plus en vue -il est coordinateur du parti dans la province de Tétouan, où il a vu le jour en 1958, depuis 1996 et membre de la commission centrale, en plus d’avoir été élu en octobre 2009 à la présidence du groupe parlementaire, il a l’image d’un tribun au verbe haut.

Cela l’a maintes fois placé dans l’oeil du cyclone, comme lorsqu’il s’était attaqué en, février 2018, aux prières d’al-Fajr et du vendredi dans les colonies de vacances. M. Talbi Alami s’est surtout fait connaître des Marocains en tant que ministre de l’Industrie, du Commerce et des Télécommunications de novembre 2002 à juin 2004, puis jusqu’en octobre 2007 en tant que ministre délégué aux Affaires économiques et générales, avant de devenir président, d’avril 2014 à janvier 2017, de la Chambre des représentants. Selon plusieurs médias nationaux, le Chef du gouvernement et secrétaire général du PJD, Saâd Eddine El Othmani, a demandé aux membres de son parti de ne pas réagir à ses propos. Après l’avoir mise en ligne dans un premier temps sur son site, le RNI a retiré son intervention.

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