Urgence sanitaire : Union et Solidarité

La preuve est faite encere une fois que les grandes causes nationales génèrent l’adhésion et la mobilisation

Il faut donc faire face ! Et cette épidémie du coronavirus est là pour imposer une approche et une mise une œuvre renouvelée. Pas seulement le changement, comme on pourrait le croire, mais autre chose : une véritable rupture. Les pouvoirs publics sont ainsi interpellés ; ils doivent assumer leurs responsabilités dans toute leur plénitude. Il faut rappeler, pour commencer, la réactivité et la prise en main, dès le départ, de SM le Roi avec la création d’un Fond spécial puis l’adoption d’un plan national et de la mobilisation des moyens, notamment financiers, et ce dans le cadre d’une solidarité nationale.

Aux autres acteurs institutionnels d’assurer l’implémentation des orientations et des décisions prises. Au premier rang le département de l’Intérieur ainsi que celui de la Santé. À la tête du premier ministère régalien, Abdelouafi Laftit entend assumer sa charge avec détermination. Lors d’une intervention publique, il a cadré et mis en perspective l’action de son département. Il a ainsi instamment appelé les citoyens à respecter les mesures de confinement appliquées depuis le vendredi 18 mars à 18h. À juste titre, il a insisté sur le fait que c’était la seule solution, même si elle engendre bien des difficultés et des entraves dans la vie quotidienne.

Il a ainsi précisé que les effets qui en étaient escomptés ne seraient pas immédiats mais qu’il fallait attendre deux à trois semaines pour pouvoir les mesurer. D’ici la fin de la situation d’urgence, le 20 avril prochain, les pouvoirs publics pourront mieux évaluer le bilan de cette situation d’exception. Il a également mis l’accent sur un autre aspect : celui de la prévention. Des recommandations sont continuellement rappelées aux citoyens portant sur l’hygiène, sur ce que l’on appelle la distanciation sociale – au moins un mètre de distance, pas de serrements de main ni d’embrassades… C’est impératif parce que c’est la seule manière d’éviter la propagation et d’arriver à terme à maîtriser et à réduire cette épidémie.

La lutte contre le coronavirus met à plat toute une conduite des politiques publiques. L’État doit ardemment s’atteler en effet à trois grands domaines. L’un est d’ordre organisationnel : mette sur pied les dispositifs et les moyens adéquats. L’autre est économique : sauvegarder le niveau d’activité des entreprises. Enfin, le dernier n’est pas le moins important : il est évidemment sanitaire et plus globalement social.

Le risque est celui d’une précarité accrue ; d’où la mobilisation massive des moyens publics et privés. Une file sociale est à mettre en place, quel qu’en soit le prix d’ailleurs, en direction et au profit des personnes et des populations les plus fragiles, dans les secteurs formel et informel. Il faudra bien à cet égard instituer un revenu minimal pour leur permettre de faire face au quotidien. Il conviendra aussi, sans doute, d’assurer la gratuité des services essentiels. Enfin, il faudra veiller à ce que des secteurs vitaux puissent être continus.

C’est finalement un modèle social d’une nature particulière qui est désormais à l’ordre du jour ; il implique, pour que son optimisation et son efficience portent tous leurs fruits, que la solidarité nationale fonctionne à plein régime. La preuve est faite aujourd’hui, si besoin était, que les grandes causes nationales génèrent l’adhésion et la mobilisation. C’est un élan ravivé, revitalisé, qui témoigne de l’énergie et de la ferveur de la communauté nationale comme corps organique à se lever et à s’engager pour un destin partagé.


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